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Représentation en Belgique

Coup d’accélérateur pour la mobilité propre: le train de mesures européen dans le secteur automobile

La Commission propose un train de mesures ambitieux mais pragmatique pour soutenir le secteur. Ce « paquet automobile » associe objectifs climatiques, flexibilité accrue, investissements ciblés et diminution des charges administratives.

  • Article d’actualité
  • 16 décembre 2025
  • Représentation en Belgique
  • 4 min de lecture
Electric car production - France

Le secteur automobile à la croisée des chemins

Le secteur automobile européen est depuis longtemps un moteur de la croissance économique, de l'innovation et de l’emploi. Il est cependant confronté à d’importants défis : l’évolution rapide des technologies, la concurrence internationale accrue, la nécessité de réduire fortement les émissions.

Avec son train de mesures, la Commission européenne entend soutenir le secteur automobile dans sa transition vers une mobilité propre, sans perdre de vue la nécessité de garantir sa compétitivité. Le « paquet automobile » définit la stratégie industrielle du secteur et combine des objectifs en matière de climat, d'industrie et d’économie.

Des objectifs climatiques clairs assortis d’une flexibilité accrue

Un élément important du train de mesures est la révision des normes d’émissions de CO2 pour les voitures particulières et les véhicules commerciaux, ainsi que des ajustements ciblés pour les véhicules utilitaires lourds.

La Commission maintient une trajectoire claire vers la mobilité à émissions nulles. Elle vise en effet une réduction de 90 % des émissions à l’échappement d’ici à 2035, les 10 % d’émissions restants devant être compensés par l’utilisation d’acier bas carbone provenant de l’UE ou de carburants de synthèse et de biocarburants. Pour les véhicules commerciaux, l’objectif de réduction des émissions de CO2 à l’horizon 2030 est ramené de 50 % à 40 %. Les constructeurs de véhicules utilitaires lourds pourront déjà obtenir des crédits d’émission dès que les émissions seront inférieures aux objectifs annuels fixés. 

Ainsi, les véhicules hybrides rechargeables (PHEV), les véhicules à prolongateur d’autonomie, les véhicules semi-hybrides et les véhicules à moteur thermique pourront encore jouer un rôle après 2035, aux côtés des véhicules entièrement électriques et à hydrogène. 

Avant 2035, les constructeurs automobiles pourront bénéficier de « super crédits » pour des petites voitures électriques abordables fabriquées dans l’Union européenne, afin de stimuler la commercialisation d’un plus grand nombre de petits véhicules électriques.

Entre 2030 et 2032, un mécanisme de flexibilité est également prévu. Si les constructeurs automobiles n’atteignent pas les objectifs lors d'une année, ils peuvent compenser une autre année au cours de cette période en faisant mieux que les objectifs.

Enfin, les nouvelles règles en matière d’étiquetage des voitures permettront aux utilisateurs d’en savoir plus en un coup d'œil sur l’efficacité énergétique, les émissions de CO2 et la production éventuelle dans l’UE, notamment en ce qui concerne les véhicules commerciaux et les véhicules d'occasion.

Les véhicules de société, un moteur de la transition

La demande fait aussi l’objet d’une attention supplémentaire. Les voitures de société représentent une part importante des nouvelles immatriculations de véhicules en Europe. C’est pourquoi la Commission propose des objectifs nationaux contraignants pour accélérer l’adoption de véhicules à émissions nulles ou à faibles émissions dans les flottes d’entreprise.

Cette approche stimule le marché, permet de réduire les émissions et d’augmenter, à terme, l’offre de voitures d’occasion abordables et plus propres pour les acheteurs privés. 

Investir dans les batteries et les chaînes de valeur européennes

Afin d’accroître l’autonomie stratégique de l’Europe, le train de mesures dans le secteur automobile mise fortement sur les batteries. Avec le Battery Booster, la Commission investit 1,8 milliard d’euros, dont 1,5 milliard sous forme de prêts à taux nul, pour mettre sur pied une chaîne de valeur des batteries entièrement européenne.

Ces investissements doivent accroître la capacité de production en Europe, stimuler l’innovation et réduire la dépendance à l’égard des fournisseurs extérieurs. L’Europe pourra ainsi rester compétitive sur un marché mondial des véhicules électriques à croissance rapide.

Moins de formalités administratives, plus de place pour l’innovation

En plus des investissements et de la réglementation, le train de mesures comprend également un ensemble de dispositions visant à alléger les charges administratives pesant sur les entreprises. Grâce à la simplification des règles et à la rationalisation des procédures, les constructeurs automobiles européens devraient pouvoir, selon les estimations, économiser ensemble environ 706 millions d’euros par an. 

Cette simplification devrait libérer des ressources pour la poursuite du renouvellement et la durabilité du secteur, tout en maintenant des normes élevées en matière de sécurité et d’environnement.

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Détails

Date de publication
16 décembre 2025
Auteur
Représentation en Belgique