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Représentation en Belgique

De la route au rail: Genk bientôt accessible aux trains de marchandises électriques

Genk Cargo Connect aménage un accès électrique à son terminal ferroviaire pour devenir le premier terminal intérieur de Belgique accessible aux trains de marchandises électriques. Avec un soutien européen contribuant à ce passage de la route au rail.

  • Article d’actualité
  • 7 septembre 2026
  • Représentation en Belgique
  • 4 min de lecture
Genk Cargo Connect
© Luc Daelemans

La ligne de chemin de fer L21C, à laquelle Genk Cargo Connect est raccordée, était déjà électrifiée depuis 2022. Seul le dernier tronçon vers le terminal proprement dit, l’embranchement qui permet aux trains d’y pénétrer, n’était pas encore équipé de caténaires. Les trains de marchandises devaient donc changer de locomotive (pour une motrice diesel) dans une gare de fret située à proximité, avant de pouvoir atteindre le terminal.

Un projet soutenu par des fonds européens

Ces travaux font partie du programme SALKturbo qui soutient les investissements (via des fonds de l’UE) qui renforcent l’économie limbourgeoise. Genk Cargo Connect prévoit un coût total du projet d’environ 1,385 million d’euros et les travaux dureront jusqu’au printemps 2028.

« C’est exactement le type de projet pour lequel SALKturbo a été conçu : un investissement concret qui rend notre région plus durable et plus compétitive », déclare Tom Vandeput, député provincial à l’économie et président de POM Limburg (la société de développement économique de la Province). « En améliorant la connectivité de ce terminal ferroviaire de Genk, nous renforçons non seulement cette entreprise, mais également toute la chaîne logistique du Limbourg ».

Thomas de Béthune,  Représentant de la Commission européenne en Belgique, partage l’enthousiasme pour cet investissement commun : « Si nous parvenons à ce qu’un maximum du trafic de marchandises passe par le rail, et ce de la manière la plus durable qui soit, nous engrangerons un succès économique et écologique. Nous y contribuons ensemble aujourd’hui à Genk, qui s’affirme toujours plus comme une plaque tournante européenne du trafic de fret ».

Genk Cargo Connect
© Luc Daelemans

Suppression d’un dernier tronçon coûteux

Le détour actuel a un coût. Le changement de locomotive nécessite en effet un passage au garage et la location d’une motrice diesel, ainsi que la rémunération d’un machiniste supplémentaire. Ces frais s’ajoutent au coût du transport ferroviaire et rendent le terminal moins attractif pour les transporteurs, à l’heure où les clients sont désireux de « verdir » le transport de leurs marchandises.

L’électrification permettra de supprimer cette étape intermédiaire. Genk Cargo Connect va placer une caténaire au-dessus d’une des voies empruntées par les trains, ainsi que les équipements nécessaires à l’alimentation électrique et à la sécurité, dont un commutateur de puissance et une mise à la terre. Les trains de marchandises pourront dorénavant directement atteindre le terminal avec une locomotive électrique, d’où qu’ils viennent et quel que soit le transporteur. 

Le rail comme partie d’un tout

L’investissement s’inscrit dans le positionnement plus large de Genk Cargo Connect en tant que nœud trimodal, réunissant le rail, la voie fluviale et la route. Le terminal, qui s’appelait encore Haven Genk (càd le port de Genk) jusqu’à l’année dernière, compte environ 7 kilomètres de voies ferrées propres, d’où partent aujourd’hui des navettes quotidiennes vers le Nord de l’Italie, en attendant une liaison imminente avec la Pologne. Les marchandises qui arrivent par le train peuvent aussi être transbordées sur des bateaux de navigation intérieure et acheminées vers Anvers, et inversement.

« Un accès électrique est un atout certain. La multimodalité et la transition de la route au rail et aux voies fluviales sont au cœur de notre vision pour aider nos clients à devenir plus durables », confie Heike Ulburghs, CEO de Genk Cargo Connect. « Cet accès électrique rend notre terminal plus accessible et permettra d’augmenter encore la part du transport ferroviaire dans la région ».

Moins d’émissions de CO₂ et d’oxydes d’azote

Le passage des motrices diesel aux locomotives électriques permettra une réduction drastique des émissions : les émissions de CO₂ au cours de ce trajet diminueront d’environ 70 % (en fonction de la source de l’énergie électrique) tandis que celles d’oxydes d’azote (Nox) disparaîtront totalement. Chaque année, le projet devrait en outre permettre de faire passer quelque 160 000 tonnes de marchandises aujourd’hui transportées par de la route vers le rail.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme SALKturbo de la Province du Limbourg et est cofinancé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) de l’Union européenne, pour un coût total de projet de 1 385 000 euros.

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Date de publication
7 septembre 2026
Auteur
Représentation en Belgique