
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Union européenne réitère sa détermination à mettre un terme à toutes les formes de violence fondée sur le genre. Une femme sur trois y est confrontée dans l’UE, et cette dure réalité exige des actions claires, menées en commun.
La violence peut se produire n’importe où: chez soi, dans la rue, au travail, mais aussi, de plus en plus, en ligne. Contre ce phénomène, l’Europe adopte une approche large, qui va de la prévention à la protection et aux poursuites.
La Convention d’Istanbul est le premier instrument international contraignant contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. L’UE a officiellement adhéré en 2023 à la convention, qui oblige les pays à prévenir la violence, à protéger les victimes et à poursuivre les auteurs.
Depuis 2024, l’UE s’est dotée d'une législation pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, que ce soit hors ligne ou en ligne. Le partage non consenti d’images intimes, les trucages vidéo ultraréalistes (deepfakes), la cyberprédation, le cyberharcèlement et l’incitation à la haine ou à la violence fondée sur le genre en ligne sont également des infractions pénales.
Pour toutes les victimes, en ligne et hors ligne, la directive renforce la prévention, la protection, l’accès à une aide et à la justice, la collecte de données, la coopération, et les poursuites à l’encontre des auteurs d’infractions. La Commission invite instamment tous les États membres à transposer rapidement cette directive dans leur législation nationale, la date limite étant fixée à juin 2027.
L’Europe renforce dans le même temps sa lutte contre les abus sexuels à l’égard d’enfants, avec notamment sa stratégie visant à lutter plus efficacement contre les abus sexuels commis sur des enfants, et des propositions législatives qui rendent toutes les formes d'abus punissables et obligent les plateformes numériques à mieux protéger les enfants.
La violence ne connaît pas de frontières
L’Europe travaille également au niveau mondial, avec les pouvoirs publics, les organisations des Nations unies et les mouvements locaux de défense des droits des femmes, pour lutter contre la violence fondée sur le genre. Le programme commun ACT de l’UE et d’ONU-Femmes renforce les organisations de défense des droits des femmes, établit des réseaux et soutient la défense des droits. L’UE collabore également avec des bâtisseurs de paix et des défenseurs des droits humains pour protéger les femmes et les filles dans chaque communauté et dans chaque espace numérique. Le programme ACT s'appuie avant tout sur les leçons tirées de l’initiative «Spotlight», une collaboration antérieure entre l’UE et des Nations unies pour éliminer la violence à l’égard des femmes
Au sein des Nations unies aussi, le programme pour les femmes et la paix et la sécurité continue de jouer un rôle cadre: les femmes jouent un rôle essentiel dans la paix, la prévention et la reconstruction et méritent d’être protégées à tous les stades des conflits et des crises.
À tous les niveaux
L’UE souligne que la violence fondée sur le genre ne peut cesser que si les pouvoirs publics, les organisations, les entreprises et les citoyens assument leurs responsabilités. Le droit de vivre libre de toute violence fondée sur le genre est le premier principe énoncé dans la feuille de route pour les droits des femmes et reste une priorité dans la future stratégie 2026-2030 en faveur de l’égalité de genre, qui s'appuie sur les stratégies antérieures. Des programmes tels que le programme CERV (citoyens, égalité, droits et valeurs) prévoient des investissements pour prévenir la violence et aider les victimes.
«Orangez le monde»: un engagement visible
Comme chaque année, les sièges de la Commission européenne participent aussi à la campagne « Orangez le monde » d’ONU-Femmes. Le soir du 24 novembre, le bâtiment Berlaymont a été éclairé en orange, couleur emblématique de la lutte contre la violence à l’égard des femmes pour les Nations unies.
Faites entendre votre voix
Aujourd'hui commence la campagne internationale 16 jours d'activisme. L’édition de cette année est placée sous le signe de «UNiTE to End Digital Violence against All Women and Girls». La vice-présidente exécutive Virkkunen et la commissaire Lahbib sont à Strasbourg pour un événement de haut niveau sur la violence technologique à caractère sexiste. Cet événement abordera la manière dont le harcèlement, les abus et les attaques numériques en ligne touchent les femmes et les filles dans le monde entier. La conférence est retransmise en direct via ce lien.
Pour en savoir plus
- Date de publication
- 25 novembre 2025
- Auteur
- Représentation en Belgique