
Le « plus » du boudin blanc de Liège : la marjolaine
Le boudin blanc de Liège est un boudin préparé à partir de viande maigre et de gras de porc. Lors de sa fabrication, le mélange est aromatisé avec des feuilles entières de marjolaine séchée, un ingrédient indispensable de ce produit. Il est ensuite embossé dans des boyaux naturels (morceaux de gras de porc et bouchons).
Les caractéristiques particulières du boudin blanc de Liège proviennent des exigences de qualité relatives aux feuilles de marjolaine séchée. La marjolaine requiert un soin particulier lors du séchage, de l'effeuillage, du conditionnement et du stockage. Les brins de marjolaine sont étalés sur des claies dans les 24 heures suivant la récolte, à une température maximale de 40 °C. Tout traitement par rayonnement ionisant est proscrit, car il altérerait considérablement son arôme et sa saveur. Les brins de marjolaine séchée sont ensuite stockés dans un endroit sec, à l'abri de la lumière directe du soleil. Après effeuillage, seules les feuilles entières sont conservées. Elles sont placées dans un emballage final hermétique et stockées à l'abri de la lumière.
Le boudin blanc de Liège : la transmission d’un savoir-faire
Le savoir-faire nécessaire à la production du boudin blanc de Liège remonte à une époque antérieure au XXe siècle et se transmet de génération en génération parmi les bouchers liégeois, au cours d'un apprentissage ou d'un emploi.
Conseil de dégustation
Le boudin blanc de Liège se déguste traditionnellement froid, coupé en tranches.
Contexte
La politique de qualité de l’UE vise à protéger les dénominations de produits spécifiques afin de promouvoir leurs caractéristiques uniques liées à leur origine géographique et au savoir-faire traditionnel.
Les dénominations de produits peuvent être assorties d’une « indication géographique » (IG) si elles ont un lien spécifique avec le lieu de production. La reconnaissance des IG permet aux consommateurs de choisir en toute confiance et de distinguer des produits de qualité tout en aidant les producteurs à mieux commercialiser leurs produits.
Reconnues en tant que propriété intellectuelle, les indications géographiques jouent un rôle de plus en plus important dans les négociations commerciales entre l’UE et les autres pays.
Les indications géographiques comprennent :
- l’AOP – Appellation d’origine protégée (denrées alimentaires et vins) ;
- l’IGP – Indication géographique protégée (denrées alimentaires et vins) ;
- l’IG – Indication géographique (boissons spiritueuses et vins aromatisés).
Les différences entre AOP et IGP sont principalement liées à la quantité de matières premières contenues dans le produit devant provenir de la région concernée ou de la part du processus de production devant avoir lieu dans la région. L’IG concerne les boissons spiritueuses et les vins aromatisés.
La Belgique compte actuellement 19 indications géographiques protégées, dont le Pâté gaumais, la tarte au maton de Grammont (Geraardsbergse mattentaart), le miel wallon ou le Saucisson d'Ardenne.
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Détails
- Date de publication
- 20 novembre 2025
- Auteur
- Représentation en Belgique