
Il ressort également des prévisions économiques d’automne pour 2025 que le chômage belge continue de fluctuer autour de 6 % et que l’inflation poursuit son recul. Le déficit budgétaire devrait augmenter pour atteindre 5,9 % en 2027. À noter que la hausse du déficit public vaut pour l’ensemble de l’UE: de 3,1 % du PIB en 2024 à 3,4 % en 2027, en partie en raison de l’augmentation des dépenses de défense, passant de 1,5 % du PIB en 2024 à 2 % en 2027.
Prévisions plombées par l’instabilité mondiale
De nature très ouverte, l’économie de l’UE reste vulnérable aux restrictions commerciales persistantes. Si les accords commerciaux conclus par les États-Unis avec leurs partenaires commerciaux, y compris l’UE, ont certes permis d’apaiser un certain nombre d’incertitudes qui ont assombri les prévisions du printemps, plusieurs risques pèsent sur les perspectives de croissance.
Outre l’incertitude persistante quant à la politique commerciale, une nouvelle escalade des tensions géopolitiques pourrait provoquer des chocs d’approvisionnement. Dans le même temps, un réajustement à la hausse des risques sur les marchés des actions, en particulier dans le secteur technologique américain, pourrait avoir une incidence sur la confiance des investisseurs et les conditions de financement. L’incertitude politique intérieure est également susceptible de peser sur la confiance. Enfin, la fréquence croissante des catastrophes liées au climat constitue elle aussi un facteur défavorable à la croissance économique.
Les progrès accomplis en ce qui concerne les réformes et le programme en matière de compétitivité, l’augmentation des dépenses de défense axées sur une production dans l’UE et les nouveaux accords commerciaux pourraient, pour leur part, stimuler plus que prévu l’activité économique.
Consommation et investissements: moteurs de la croissance
Malgré un contexte mondial difficile, l’économie européenne poursuivra sa croissance continue au cours des prochaines années, grâce à un marché du travail résilient, à l’amélioration du pouvoir d’achat et à des conditions de financement favorables.
En outre, le soutien européen, tel que le plan de relance [au moyen de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR)] et d’autres fonds de l’UE, stimule la demande intérieure, qui, selon les estimations, devrait être le principal moteur de croissance au cours de la période de prévision. La consommation des ménages devrait augmenter de manière constante, sous l’effet des facteurs susmentionnés, mais aussi du fait que, d’après les prévisions, les citoyens devraient mettre moins de côté et donc dépenser davantage. Les investissements repartiront également à la hausse: une augmentation surtout alimentée par les bâtiments et infrastructures d’entreprise ainsi que les achats de machines, d’équipements et d’autres biens économiques.
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Détails
- Date de publication
- 17 novembre 2025
- Auteur
- Représentation en Belgique
