
Le rapport pays 2026 pour la Belgique analyse les développements économiques et sociaux et évalue dans quelle mesure la Belgique a mis en œuvre les recommandations spécifiques adoptées par le Conseil de l’Union européenne en 2025.
Sur la base de cette analyse et des principaux défis identifiés dans les rapports pays, la Commission émet des recommandations spécifiques adaptées à chaque État membre pour 2026.
Le cycle 2026 du Semestre européen offre une base solide pour identifier les besoins futurs en matière de politiques publiques et d’investissements. Le paquet de printemps appelle les États membres à prendre des mesures pour renforcer la compétitivité de l’UE.
À cette fin, la Belgique est invitée à :
- Renforcer les dépenses liées à la défense et l’état de préparation, en veillant à leur efficacité et en adaptant progressivement le budget pour soutenir des dépenses de défense structurellement plus élevées ;
- Veiller à ce que les mesures prises pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie soient temporaires, ciblées sur la protection des ménages vulnérables ou sur les besoins des entreprises intensives en énergie, en préservant les incitations aux économies d’énergie, tout en assurant que leur coût fiscal soit compatible avec les trajectoires de dépenses recommandées ;
- Améliorer l’efficacité des dépenses publiques, rationaliser les structures gouvernementales et renforcer la coordination interfédérale ;
- Rendre le système de soins de longue durée plus efficace en termes de coûts ;
- Simplifier la réglementation et réduire les charges administratives, notamment en supprimant les obstacles réglementaires dans les services, afin d’améliorer l’environnement des entreprises et la dynamique des entreprises ;
- Accélérer la diffusion de l’innovation en ciblant le soutien public à la R&D (recherche et développement) sur les entreprises à fort potentiel de croissance et en facilitant l’accès au financement pour les scale-ups ;
- Réduire la dépendance globale aux énergies fossiles, y compris pour les bâtiments et l’industrie ;
- Accélérer la modernisation des infrastructures du réseau électrique et le déploiement des énergies renouvelables en simplifiant davantage les procédures d’autorisation et en promouvant la flexibilité du côté de la demande et le stockage ;
- Supprimer progressivement les subventions aux énergies fossiles dans les secteurs des transports et du chauffage, notamment en transférant les droits d'accise de l'électricité vers les énergies fossiles ;
- Prendre des mesures en faveur des modes de transport durables et lutter contre les embouteillages ;
- Améliorer la qualité de l’eau et réduire les dépôts excessifs d’azote ;
- Remédier aux pénuries de main-d’œuvre ainsi qu’aux inadéquations entre l'offre et la demande de compétences et renforcer l’efficacité et le ciblage des politiques actives du marché du travail ;
- Améliorer la performance et l’équité des systèmes d’éducation et de formation et en renforcer la pertinence pour le marché du travail ;
- Poursuivre les réformes visant à valoriser la profession enseignante en développant des parcours de carrière plus flexibles et attractifs ainsi que des formations pour les enseignants.
Surveillance fiscale dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance
Au printemps 2026, la Commission a évalué le respect par les États membres du cadre budgétaire de l’UE. Cette évaluation couvre les années 2025 et 2026 et se concentre sur la croissance des dépenses nettes, en tenant compte de la flexibilité offerte par la clause dérogatoire nationale en matière de défense, lorsque cela est pertinent. La Commission a également évalué la mise en œuvre des étapes clés des réformes et des investissements sous-tendant la prolongation de la période d’ajustement fiscal, lorsque cela s’appliquait.
Dans la même idée, les États membres qui prennent des mesures pour renforcer la sécurité énergétique de l’Europe et accélérer la transition loin des énergies fossiles pourront demander une flexibilité fiscale limitée dans le cadre de la clause dérogatoire nationale actuelle pour les dépenses liées à la défense. Sur demande de l’État membre, le champ d’application de la clause peut être élargi pour inclure les mesures prises depuis février 2026 qui réduisent la dépendance aux énergies fossiles importées et renforcent ainsi la sécurité et la résilience de l’Europe. Dans le cadre du plafond existant (1,5 % du PIB) pour les dépenses supplémentaires de défense dans le cadre de la clause d’échappement nationale, un plafond annuel dédié pour la période 2026-2028 (0,3 % du PIB) et un plafond cumulatif (0,6 % du PIB) sur la même période s’appliqueront spécifiquement aux mesures de résilience énergétique. Il est important de noter que cette approche garantit que toutes les mesures de sauvegarde en matière de viabilité budgétaire restent pleinement en vigueur.
Prochaines étapes
La Commission invite l’Eurogroupe et le Conseil à discuter du paquet et à approuver les orientations proposées ce jour. Elle se tient prête à engager un dialogue constructif avec le Parlement européen sur le contenu de ce paquet et sur chaque étape ultérieure du Semestre européen.
Contexte
Le Semestre européen est un exercice annuel qui coordonne les politiques économiques et sociales de l’UE. Au cours du Semestre, les États membres de l’UE alignent leurs politiques budgétaires et économiques sur les objectifs et les règles convenus au niveau de l’UE. En assurant une meilleure coordination économique et sociale, le Semestre européen vise à garantir une croissance économique durable, la création d’emplois, la stabilité macroéconomique et des finances publiques saines dans l’ensemble de l’UE.
Le calendrier du Semestre suit un cycle d’un an. Lors de la première phase, à l’automne, les États membres de l’UE discutent de leurs plans économiques et budgétaires et s’accordent sur les priorités clés. Lors de la deuxième phase, qui débute au printemps, les États membres sont invités à aligner leurs politiques nationales, et notamment les budgets nationaux, pour l’année suivante. En outre, la Commission européenne entretient un dialogue régulier avec les États membres et les parties prenantes tout au long de l’année.
Plus d’info
Détails
- Date de publication
- 3 juin 2026
- Auteur
- Représentation en Belgique