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Représentation en Belgique
  • Article d’actualité
  • 27 novembre 2025
  • Représentation en Belgique
  • 4 min de lecture

Stimuler la croissance verte grâce à des solutions bios : l’Europe mise sur la bioéconomie

La nouvelle stratégie de l’UE pour la bioéconomie vise à remplacer les matières premières fossiles, créer des emplois et offrir des opportunités aux agriculteurs, aux PME et à l'industrie. Pour stimuler la croissance verte grâce à des solutions bios.

Environmental Biotechnology lab at the Joint Research Centre

Imaginons. Imaginons une Europe où l’on vivrait dans des maisons autonomes en énergie, où la nourriture à emporter serait emballée dans du plastique bio, où les produits cosmétiques seraient confectionnés à partir d’algues, les vêtements fabriqués à partir de matières premières bio, où les croquettes pour chien étaient autrefois… du CO2.

Une vision de l’avenir en passe de concrétiser grâce à la bioéconomie, un secteur qui repose sur des matières premières renouvelables et biologiques plutôt que sur des ressources fossiles. Selon des chiffres récents, la bioéconomie représentait déjà en 2023 une valeur de 2 700 milliards d'euros et plus de 17,1 millions d'emplois, soit 8 % des emplois européens.

Et son potentiel est encore plus grand.

La bio-quoi ?

La bioéconomie utilise des ressources biologiques telles que les plantes, les arbres, les micro-organismes et les résidus agricoles ou alimentaires pour créer des aliments, des matériaux, des produits chimiques, des textiles, de l'énergie et des bioplastiques. Les flux résiduels tels que les déchets alimentaires, les résidus de bois ou le CO₂ peuvent être transformés en nouveaux produits.

Elle couvre un large éventail de secteurs : de l'agriculture et la sylviculture à la biotechnologie, en passant par les matériaux circulaires et la bio-industrie. On trouve déjà aujourd'hui des innovations biosourcées dans les emballages, les matériaux de construction, les engrais, les textiles, les produits chimiques et les cosmétiques.

La bioéconomie européenne permet de fabriquer des produits aussi qualitatifs que leurs équivalents fossiles, mais plus durables, circulaires et souvent produits localement. Le secteur doit rester dans les limites écologiques, dans le respect des sols, des forêts et de la biodiversité.

Pour quelle valeur ajoutée ?

La bioéconomie est un puissant moteur de prospérité, d'innovation et d'autonomie stratégique. Elle aide l'Europe à s'affranchir des matières premières fossiles en utilisant des biomatériaux durables produits localement. Cela rend notre économie moins dépendante des chocs internationaux et crée en même temps de nouvelles opportunités pour les agriculteurs, les sylviculteurs, l'industrie et les entreprises, y compris les PME et les start-ups.

C’est un secteur en pleine croissance, dans lequel l'Europe est en concurrence avec d'autres grands acteurs mondiaux tels que les États-Unis et la Chine. L'UE souhaite rattraper son retard en accélérant la mise à l'échelle des innovations et en produisant des produits biosourcés sur son territoire. La stratégie se concentre sur les marchés dits « leaders », tels que les plastiques, les matériaux de construction, les textiles, les engrais, la protection des cultures et la biochimie, afin de développer rapidement des chaînes de production européennes évolutives et compétitives et de renforcer la demande du marché.

Grâce à cette accélération, l'Europe peut créer des emplois, développer de nouvelles chaînes de valeur et mettre en place une industrie plus durable et plus compétitive.

Et quoi de neuf dans tout ça ?

La stratégie renouvelée en matière de bioéconomie met davantage l'accent sur les marchés de pointe, les opportunités mondiales, l'approvisionnement durable, l'innovation et l'investissement. 

Les innovations doivent passer plus rapidement du laboratoire à l'industrie. L'UE souhaite simplifier les procédures, accélérer les investissements et surtout aider les PME et les start-ups à se développer. La stratégie s'appuie sur les plans précédents, mais se concentre désormais principalement sur une commercialisation et des investissements plus rapides.

Du CO₂ aux bioplastiques et aux aliments pour animaux

Le projet VIVALDI, financé par l'UE, prouve que la bioéconomie n'est pas une utopie. Il transforme les émissions de CO₂ des usines en acides organiques de haute qualité, qui servent de composants de base pour les bioplastiques, les revêtements et les emballages durables.

Le consortium compte 16 partenaires issus de toute l'Europe, parmi lesquels la société belge Nutrition Sciences. Il montre à quel point l'industrie peut devenir circulaire : le CO₂ redevient une matière première précieuse. Les prototypes vont des couverts en plastique biosourcé à des aliments pour animaux plus durables.

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Date de publication
27 novembre 2025
Auteur
Représentation en Belgique