Aller au contenu principal
Logo de la Commission européenne
Représentation en Belgique

Un nouveau Leestjesbrug sur la N49 bientôt achevé, pour une meilleure liaison entre Flandre-Orientale et Flandre-Occidentale

Des carrefours dangereux aux ponts autoroutiers sécurisés : grâce au soutien européen, la N49 entre Anvers et Knokke-Heist bénéficie d’un tracé plus sûr et plus fluide pour le trafic de marchandises, les transports militaires et la mobilité locale.

  • Article d’actualité
  • 31 mai 2026
  • Représentation en Belgique
  • 4 min de lecture
 Marjan Van Acker, cheffe de chantier et Koen Thys gestionnaire de projet
Marjan Van Acker, cheffe de chantier et Koen Thys, gestionnaire de projet (Agence des routes et de la circulation flamande) sur ce qui deviendra bientôt le Leestjesbrug 3.0 en direction de la côte.

Un vent violent souffle sur les polders, de part et d'autre des canaux Schipdonk et Léopold, respectivement surnommés "le Clignotant" (Blinker) et "le Puant" (Stinker). Koen, gestionnaire de projet et Marjan, cheffe de chantier ,se tiennent fièrement sur un deuxième pont qui, actuellement en construction, permettra la circulation quotidienne de  milliers véhicules en direction de la côte via la N49, entre Anvers et Knokke. Soutenus par sept poutres en béton armé, ces ponts supporteront sans effort des charges dépassant les 130 tonnes.

Liaison Europe-Flandre

Employés par l’Agence des Routes et de la circulation (Agentschap Wegen en Verkeer), Koen, un Anversois originaire de Bruges, et Marjan, Brugeoise originaire de Flandre-Orientale, travaillent depuis des années à renforcer l’axe Anvers-Knokke. Ce projet vise à améliorer les liaisons pour le transport de marchandises entre les ports d’Anvers, du Waasland, de Gand-Terneuzen et de Zeebrugge, tout en permettant le transport de matériel militaire lourd, grâce à une subvention européenne accordée en 2022. « Si Poutine n’avait pas envahi l’Ukraine, nous ne serions probablement pas en train de construire ici. C’est grâce à l’Europe que nous pouvons réaliser ce projet de manière accélérée », explique Koen, qui gère l’adaptation des tronçons de la N49 en autoroute E34 depuis 2018.

Les plans de cette autoroute trouvent leur origine dans un plan stratégique flamand de 2004. Ceux-ci comprennent la construction du nouveau Leestjesbrug, qui, en plus de deux ponts autoroutiers (un pour chaque sens de circulation), en comportera un troisième dédié au trafic local. Plus largement, ces nouvelles constructions complètent la réalisation de 18 km d’autoroute et d’une voie locale parallèle entre Maldegem et Westkapelle, combinés à divers tunnels et aménagements hydrauliques pour guider en toute sécurité piétons et animaux d’un côté à l’autre de l’autoroute. Même les chauves-souris et les hirondelles ont été prises en compte : des joints spécifiques sous les arches du pont offrent des zones de repos aux onze espèces de chauves-souris recensées, ainsi qu’aux hirondelles rustiques et de fenêtre, observées aux alentours du nouveau Leestjesbrug.

Café de Maldegem

Grâce aux efforts du chef de projet Koen, qui « a bu un café chez presque chaque propriétaire autour de la N49 » pour expliquer les plans de construction, les objections au projet sont restées relativement faibles. C’est ce qu’explique aussi Peter Ameel, originaire de Maldegem et expert en économie locale pour la province de Flandre-Orientale. Il souligne les avantages que son village et toute la région tireront de ce réaménagement : « À Maldegem, nous n’aurons plus qu’une seule voie d’accès au lieu des trois carrefours actuels, mais nos zones industrielles, ainsi que celles d’Aalter et d’Eeklo, resteront accessibles. Quant au trafic de marchandises, il bénéficiera d’une liaison plus rapide. »

En outre, ce projet offre davantage de sécurité et des solutions optimales pour garantir la mobilité locale, soutient Peter : "Les convois exceptionnels n’auront plus à traverser les centres de nos villages ni à emprunter nos routes secondaires comme la très fréquentée N9. Quant aux feux de circulation de la N49, responsables de nombreux accidents mortels, ils disparaîtront. La population locale bénéficiera de routes parallèles, d’un pont pour vélos et de tunnels pour circuler à côté, sous ou au-dessus de l’autoroute. Et Maldegem aura sa propre bretelle d’accès et de sortie."

Une connectivité totale, donc, avec un "happy end" prévu pour 2027, espérons-le, autour d’un bon café de Maldegem, comme au bon vieux temps.

Expert en économie locale, Peter Ameel
Expert en économie locale, Peter Ameel

Contexte

Le gouvernement flamand a bénéficié d’une subvention européenne de 30 millions d’euros via le mécanisme Connecting Europe Facility (CEF) pour la reconstruction de la N49 en autoroute entre Damme et Maldegem, ainsi que pour le remplacement des ponts sur les canaux de Schipdonk et Léopold. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan d’action européen pour la mobilité militaire.

Découvrir d’autres projets d’infrastructures de mobilité financés par l’UE ici.

Cet article a été initialement publié dans le journal dominical De Zondag du 31 mai 2026, à l’occasion de la Journée Portes Ouvertes des chantiers (Open Wervendag).

Détails

Date de publication
31 mai 2026
Auteur
Représentation en Belgique