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Représentation en Belgique
Article d’actualité18 novembre 2021

Publication de l’indice 2021 relatif à l’économie et à la société numériques (DESI) : la Belgique occupe la 12e place sur 27, des efforts sont encore à fournir

DESI fait le point sur les progrès des États membres dans quatre principaux domaines de la politique numérique : le capital humain, la connectivité, l’intégration des technologies numériques, les services publics numériques.

New European Chips Act

Le 12 novembre 2021, la Commission a publié les données fournies par l'indice relatif à l'économie et à la société numériques (DESI) pour 2021, qui mesure les progrès accomplis par les États membres de l'UE en matière de compétitivité numérique. La Belgique occupe la 12e place.

Principales conclusions pour la Belgique 

Compétences numériques : la Belgique obtient des résultats particulièrement bons en ce qui concerne la part des entreprises dispensant une formation aux TIC à leurs salariés (2e place dans l’UE, avec 33 % par rapport à une moyenne de 20 % dans l’UE). En outre, les autorités belges ont intensifié leurs efforts pour répondre à la nécessité d’améliorer les compétences numériques des étudiants et pour reconvertir et mettre à niveau la main-d’œuvre. La Flandre a lancé cette année une nouvelle stratégie globale en matière d’éducation numérique à l’école.

Connectivité : la Belgique affiche des performances inégales. Le pays a atteint une bonne couverture des réseaux fixes à très haute capacité (VHCN), en partie grâce à son réseau câblé. La couverture par la fibre, bien qu’encore faible, s’accélère également. À cet égard, l’annonce faite récemment par Unifiber, une entreprise commune entre l’opérateur historique Proximus et Eurofiber, qui entend connecter 500 000 ménages et petites et moyennes entreprises (PME) en Wallonie à la fibre optique d’ici à 2028, est encourageante. La Belgique affiche également un bon niveau d’adoption du haut débit d’au moins 100 Mbps, puisqu’elle occupe la 6e place dans l’UE. D’autre part, la Belgique accuse toujours un retard en matière de 5G, tant en ce qui concerne la préparation que la couverture. La mise aux enchères de plusieurs bandes de 5G prévue pour le début de l’année 2022 et la révision des normes régionales relatives à l’exposition aux champs électromagnétiques pourraient débloquer la situation.

L’intégration de la technologie numérique par les entreprises reste l’un des points forts de la Belgique. Le pays est en tête en ce qui concerne le nombre d’entreprises utilisant le partage électronique interne d’informations (53 % contre 36 % en moyenne dans l’UE) et obtient de très bons résultats pour la plupart des indicateurs. Plusieurs initiatives au niveau régional et fédéral continuent de soutenir la transformation numérique de l’économie.

Services publics numériques : La Belgique affiche des résultats contrastés en matière d’administration en ligne. Le pays se situe dans la moyenne de l’UE pour de nombreux indicateurs, en particulier en ce qui concerne l’utilisation des services publics en ligne, mais pourrait offrir davantage de services publics aux citoyens et améliorer son score en matière de disponibilité des données ouvertes. La formation d’un nouveau gouvernement fédéral en octobre 2020, doté d’une stratégie ambitieuse en matière de services publics numériques, devrait stimuler l’administration en ligne au cours des prochaines années.

La dernière stratégie numérique de la Belgique, « Digital Agenda Belgium », a été conçue pour la période 2015-2020 et fait actuellement l’objet d’un réexamen par le nouveau gouvernement. Pour ce faire, il s’est associé à un certain nombre d’acteurs du secteur (les « Digital Minds ») afin de développer sa stratégie numérique. La Wallonie dispose d’une stratégie numérique pour la période 2019-2024, « Digital Wallonia », qui englobe plusieurs domaines (secteur des TIC, économie numérique, compétences numériques, administration numérique et territoire numérique). Bien que la Flandre et la Région bruxelloise ne disposent pas d’une marque unique similaire pour leurs stratégies numériques en tant que telles, elles disposent d’un certain nombre de stratégies et de politiques sectorielles dans le domaine de la numérisation. Pour la Flandre, il s’agit de l’industrie 4.0, de l’IA, de l’administration en ligne, de la cybersécurité, du commerce électronique et du secteur des médias; pour Bruxelles, de la ville intelligente, de l’innovation numérique et du secteur des TIC. Un alignement étroit des mesures de numérisation pourrait également avoir une incidence positive sur le secteur privé.

Le rapport DESI pour la Belgique prend également en compte les investissements et réformes numériques prévus dans son plan national pour la reprise et la résilience :

Le plan sera financé par un montant total de 5,9 milliards d’euros sous forme de subventions, dont environ 1,58 milliard d’euros consacrés à la transition numérique, soit 26,6 % du budget global.

11 des 17 volets contiennent des mesures qui devraient contribuer à la transition numérique selon une approche transversale large.

Les services publics numériques constituent le principal domaine abordé. La plupart des mesures visent la modernisation et la numérisation des services publics aux niveaux fédéral, régional et local. Parmi les mesures visant à numériser les services de l’administration fédérale figurent la numérisation du système judiciaire et du système de santé, ainsi que la mise en œuvre du portail numérique unique.

Le capital humain représente également une part importante des investissements numériques, ciblant à la fois l’éducation et la formation. Le plan comprend une stratégie numérique globale pour le système scolaire flamand et plusieurs mesures visant à accroître les compétences numériques des travailleurs, à remédier à l’inadéquation des compétences et à stimuler l’intégration sur le marché du travail. Un volet complet du plan est consacré à la connectivité: il prévoit notamment des réformes clés permettant le déploiement de la 5G, ainsi que des investissements dans le déploiement de la fibre optique dans les zones blanches. D’autres investissements portent sur la numérisation de secteurs spécifiques tels que le tourisme, les transports, l’énergie, les médias et la culture. Le plan soutiendra également l’intégration des technologies numériques par les entreprises et les administrations publiques, notamment via des investissements dans la cybersécurité. Une action spécifique liée au projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) sur la microélectronique est également envisagée.

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Date de publication
18 novembre 2021